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FIAT acronyme de Fabbrica
Italiana di Automobili di Torino, premier constructeur
automobile italien.
La société est créée à Turin en juillet 1899 par un groupe
d’investisseurs au nombre desquels figure Giovanni Agnelli, qui
prendra la direction de la société dès 1901. Le constructeur
FIAT profitera de l’abolition, en 1903, des tarifs douaniers sur
les importations de fer et d’acier, afin de diversifier sa
production d’automobiles : outre les véhicules de tourisme, Fiat
produira très rapidement des prototypes de voitures de course,
ainsi que des bus et des véhicules destinés aux transports en
commun. Le modèle baptisé Fiat Fiacre 1 sera adopté par les
compagnies de taxis parisiennes, londoniennes et new-yorkaises.
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Giovanni Agnelli |
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La société implante sa première usine à l’étranger en 1910, aux
États-Unis. À cette date, les deux tiers de la production de la
firme concernent l’exportation, le solde étant suffisant pour
que l’entreprise revendique le statut de premier constructeur
national en Italie.
Pendant la Première Guerre mondiale, dans laquelle l’Italie
s’implique à partir de 1915, Fiat produira des milliers de
véhicules militaires pour les forces françaises, britanniques,
russes et italiennes.
La rencontre entre Giovanni Agnelli et Henry Ford en 1920
convaincra le premier de la nécessité de moderniser
l’organisation du travail dans ses usines, en accord avec les
préceptes issus du taylorisme adoptés par le second. Le
président Agnelli crée une holding, IFI, en 1927 (cette
structure financière assure encore aujourd’hui le contrôle de
Fiat par la famille Agnelli), et installe une nouvelle usine à
Mirafiori, en 1929, dont l’organisation s’inspire de ce qu’il a
pu constater dans les usines de son homologue américain. C’est
là, en 1936, que Fiat produit les premiers exemplaires d’une
voiture à deux places peu onéreuse appelée Topolino, qui viendra
asseoir le prestige de la marque.
À la mort de Giovanni Agnelli, en 1945, Vittorio Valletta, un
cadre qui gravit rapidement les échelons hiérarchiques, est
nommé à la tête de Fiat. Durant les années cinquante, grâce à la
commercialisation de nouveaux modèles et à la prise de
participation dans une entreprise créée en Espagne, SEAT,
l’entreprise continue de prospérer. En 1963, le petit-fils du
fondateur, Giovanni Agnelli deuxième du nom, dit Giovannino,
intègre la direction générale du groupe, avant d’en assumer la
présidence trois ans plus tard. L’entreprise profite de cette
expansion pour diversifier et étendre ses activités, tant dans
la presse (avec le quotidien la Stampa) que dans le domaine du
sport grâce à l’équipe de la Juventus de Turin. Enfin, Fiat
parachève sa présence à l’étranger en installant des usines
jusqu’en Union soviétique ainsi que dans d’autres pays
communistes. En 1969, le groupe reprend Lancia, un de ses
principaux concurrents.
Dans les années soixante-dix, le groupe doit faire face à une
grave crise sociale qui se manifeste par une succession de
grandes grèves associée à un taux d’absentéisme élevé qui vient
obérer la compétitivité de l’entreprise alors que la concurrence
entre grands constructeurs est de plus en plus vive. La décennie
1980 est marquée par de grandes vagues de compression de
personnel. Au même moment, la firme abandonne sa participation
au sein de SEAT au profit du constructeur allemand Volkswagen,
se voit contrainte de réduire le volume de sa production
intérieure, en même temps qu’elle voit fondre ses parts de
marché à l’étranger. Un plan drastique d’économies associé à un
effort de modernisation a permis à la firme, après ces années
noires, de redevenir compétitive et de demeurer dans le peloton
de tête des constructeurs européens. Pour ce faire, le
constructeur italien a renouvelé la gamme de ses véhicules et a
su nouer des alliances avec d’autres entreprises du secteur.
Après avoir, dans un premier temps, noué de simples accords
industriels — ce fut le cas notamment avec la firme Mitsubishi
—, Fiat s’est associé avec le premier constructeur mondial,
l’Américain General Motors, qui a acquis, au mois de mars 2000,
20 p. 100 du capital de la firme turinoise, pour un montant
évalué à 2,4 milliards de dollars. Cette alliance permet à ces
deux constructeurs de revendiquer une capacité de production de
plus de dix millions de véhicules par an.
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Source: Encyclopédie Microsoft® Encarta®
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