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Volkswagen,
constructeur automobile allemand, dont le siège est situé à
Wolfsburg.
Issu, en 1938, de la « société pour la préparation d’une voiture
populaire allemande » créée en 1937, Volkswagen entreprend la
conquête du marché allemand de l’automobile en produisant un
véhicule aux lignes simples, peu coûteux à l’achat, qui a été
conçu dès 1934, par le mécanicien autrichien Ferdinand Porsche.
Initialement baptisée du sigle KdF (selon la devise de la
propagande nationale-socialiste de l’époque « Kraft durch Freude
» qui signifie « la force par la joie »), cette voiture
connaîtra un succès mondial sous le nom de « Coccinelle VW ».
Entre 1938 et la fin de la Seconde Guerre mondiale, la
production de véhicules militaires représente la seule activité
de l’entreprise (notamment des voitures amphibies et des
véhicules basculants, ainsi que des pièces pour avions).
À la fin du conflit, les usines Volkswagen, comme beaucoup
d’entreprises allemandes, seront placées sous tutelle alliée
jusqu’en 1949, date à laquelle les forces d’occupation
britanniques restitueront l’entreprise aux autorités civiles
allemandes. En 1960, l’entreprise prend la forme d’une société
anonyme, dont le capital est détenu conjointement par la
République fédérale d’Allemagne (à hauteur de 20 p. 100), le
Land de Basse-Saxe (dans les mêmes proportions), le solde étant
en possession d’actionnaires privés. Ce n’est que récemment
(1988) que les actions détenues par les pouvoirs publics seront
cédées.
En 1978, la production de la Coccinelle — qui s’élève à plus de
vingt millions d’unités — est délocalisée au Mexique et au
Brésil. Le constructeur s’est, en effet, principalement attaché
à développer, avec succès, de nouveaux modèles (comme la Golf ou
encore la Polo) — bien que, depuis 1998, il commercialise un
modèle « relooké » de la Coccinelle, qui répond au nom de « New
Beetle » —, tout en prenant le contrôle de nombreux autres
constructeurs. La reprise d’AUDI AG, en 1965, du constructeur
espagnol SEAT (en association avec Porsche en 1986), ainsi que
la conclusion d’accords de coopération industrielle avec
plusieurs constructeurs étrangers (notamment le Japonais Toyota,
ou l’Américain Ford) participent de cette politique. Plus
récemment, et face aux bouleversements politiques qui ont
affecté l’Allemagne au début des années quatre-vingt-dix, le
constructeur s’est rapproché de certains de ses homologues
est-européens, comme Trabant ou Skoda, dont il a acquis 100 p.
100 du capital en mai 2000. Enfin, en 1998, Volkswagen a partagé
avec BMW le contrôle de la firme britannique Rolls Royce.
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Source: Encyclopédie Microsoft® Encarta®
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